Justice

La coopération judiciaire est le fleuron de la coopération technique et multilatérale.

En effet, le Code civil (Code Napoléon) a fortement influencé le système égyptien; le Code civil égyptien a par ailleurs été rédigé en 1949 par les juristes égyptien Abdel Razek el Sanhouri et français Édouard Lambert.

Cette forte proximité se poursuit à l’heure actuelle par des échanges entre les magistrats (les juges et les procureurs) des deux pays.

 

Le secteur finance des bourses auxquelles peuvent postuler les magistrats égyptiens du ministère de la Justice, de la cour de cassation et du parquet général :


- formation de 10 mois tout à fait comparables à celles des futurs magistrats français (ceux-ci effectuent un stage à l’étranger et un stage en cabinet en plus),
- formation de trois mois débouchant sur un diplôme conjoint de l’Université de Paris-V Descartes et de l’ENM,
- ou encore formations thématiques plus courtes (entre 3 jours et 2 semaines), par exemple sur « la lutte contre la corruption » ou "le traitement judiciaire du terrorisme".

 

  • Le renforcement des liens entre les systèmes judiciaires des deux pays fonctionne dans l’autre sens, par l'organisation des conférences ou séminaires de travail en Égypte, ou la contribution à la venue de professeurs, experts ou praticiens du monde judiciaire en Égypte.

Le secteur a notamment organisé une Conférence internationale sur « la propriété intellectuelle et ‎les médicaments contrefaits, falsifiés et ‎non conformes‏ ‎‎ ».

 

Pour assurer cette coopération, ce secteur est en partenariat avec le CNEJ (Centre national d’Etudes judiciaires), homologue de l’ENM en Égypte.

L’Institut français assure des cours de français pour tous ces juges et procureurs. Les plus méritants peuvent bénéficier de formations linguistiques d’une quinzaine de jours au Cavilam.

Enfin, c'est le secteur technique qui participe au nom de la France aux réunions de la délégation de l’Union européenne liées à la coopération judiciaire.

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