« Cinéma permanent », Semaine du cinéma français

lundi 13 mars, 2017 - vendredi 17 mars, 2017
10:00 - 23:30

« CINEMA PERMANENT »: Semaine du cinéma français 2017 - DU LUNDI 13 AU VENDREDI 17 MARS


 

 

 

 

 

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La « Semaine du cinéma français » de l’Institut français d’Egypte rend cette année hommage au « Cinéma permanent » : ces salles obscures, disparues dans les années 1980, qui projetaient le même programme en continu, sans interruption de séance.

Cinq parcours thématiques, cinq journées, et seize films exceptionnels vous sont proposés à l’occasion de cette semaine « Cinéma permanent ». De 10h du matin à 11h du soir, venez découvrir ou revoir des perles du cinéma français.

Cette conception de la projection cinématographique tout au long de la journée autorisa longtemps le vagabondage visuel, la formation du jugement critique, l’expression libre de l’enthousiasme ou de l’ennui, la parenthèse des conversations amicales, amoureuses, sur l’œuvre.

Elle a formé des cinéastes, des comédiens, des critiques, des spectateurs, des couples d’amateurs, d’amis ou d’amants, donné vie à des quartiers, à des villes entières, partout dans le monde : elle a fondé un pan de l’Histoire du cinématographe mondial.

L’Institut français tient à remercier chaleureusement Hend Sabry, Andrea Ferréol et Marianne Khoury, les trois marraines de la « Semaine du cinéma français ». Ces trois femmes du 7ème art, grandes amatrices de cinéma français vous invitent à découvrir tour à tour l’amour, l’enfance, la politique, la scène et enfin la peur à la française. 

 

Marianne Khoury

La réalisatrice égyptienne, fondatrice de Misr international films, participe cette année à la semaine du cinéma français. Elle sera présente lors de son ouverture le Lundi 13 Mars à 19h pour introduire Le festival et son premier film Jules et Jim de François Truffaut.

Hend Sabry

L’actrice-phare du cinéma du Moyen-Orient a accepté d’être la marraine, pour l’Egypte, de « Cinéma permanent ». 

« La France "fait son Cinéma" au Caire et ça nous fait du bien. Je suis une grande amatrice du cinéma français, "les quatre Cent Coups" de Truffaut reste un de mes films préférés de tous les temps, et quoi de mieux qu'un film pour nous faire connaître un pays, une culture ? Cette semaine du film français à l'institut français est une fenêtre ouverte au Caire et qui donne sur La France d'hier et d'aujourd'hui. Une "grande Évasion" qui ne vous coûtera que du plaisir. Alors à vos fenêtres ! La vue est imprenable ! »

Andrea Ferréol

L’inoubliable interprète de Ferreri, Truffaut, Fassbinder, tant d’autres, est la marraine française de « Cinéma permanent ». « Je suis très heureuse que l’on m’ait demandé d’être la marraine de cette « Semaine du cinéma français » au Caire, avec des auteurs et des metteurs en scène formidables et des comédiens non moins exceptionnels.  Prenez un plaisir très grand à visionner et à voir ou revoir ces films. Je vous dis à bientôt, j’espère dans votre beau pays que j’aime beaucoup. Merci et bonne projection. »

 

 

 

Venez chercher vos billets au jour le jour pour chaque cycle. Juste avant la séance de votre choix ou en avance afin de réserver vos places.

 

Lundi 13 Mars 2017 : Parcours 1, L’amour dans tous ses états

Amour courtois, galanterie, amour libre, amours plurielles, amour, amour, amour : si la France rayonne au monde, c’est peut-être aussi que son Histoire est celle de l’invention amoureuse.

La « Semaine du cinéma français» fait cette année le point sur « l’amour à la française ».

 

Mauvais Sang, 1986, Léo Carax, 2h05min, Version française sous-titrée anglais

1986. Atmosphère de fin du monde. La population parisienne est menacée par un virus, le STBO, qui tue ceux «qui font l'amour sans amour». Anna et Alex sont entrainés dans une dangereuse aventure entre deux bandes rivales cherchant à récupérer les germes du virus.

« L’amour qui va vite mais dure toujours » - Alex

Horaires : 12h00 – 14h10 /21h20- 23h30

Jules et Jim, 1962, François Truffaut, 1h45 min, Version française sous-titrée anglais

Paris, 1907. Jules, Jim et surtout Catherine, femme libre au sourire de statue décidée à réinventer l’amour. Truffaut s’approprie ici le thème du triangle amoureux dans l’atmosphère pesante d’une guerre imminente.

« Tu m’as dit “Je t’aime”, je t’ai dit “Attends”. J’allais dire “Prends-moi”, tu m’as dit “Va-t-en” »

Horaires : 10h00 – 11h50 / 19h00 – 21h10


Les Garçons et Guillaume à table, 2013, Guillaume Galienne, 1h27 min, Version française sous-titrée anglais

Fantaisie des genres. Guillaume, garçon efféminé et parfois travesti, raconte son histoire sur scène. Sa relation avec son miroir de mère vénérée, ses mésaventures de pensionnat et ses premier émois jusqu’à son nécessaire coming-out hétérosexuel.

« C’est hyper difficile d’être virile, non ? »

Horaire : 14h20- 15h50 /17h20 – 18h50

 

Mardi 14 Mars 2017 : Parcours 2, L’enfance au cinéma / l’enfance du cinéma.

Cinéma débutant, initiation au cinéma : la « Semaine du cinéma français» s’intéressera cette année à l’enfance du cinéma, à l’enfance au cinéma.

A NOTER, les séances du matin sont réservées aux publics scolaires pour de passionnantes projections de découverte commentées par un professionnel.

Le Roi et l’oiseau, 1979, Paul Grimault, 1h23min, Version française sous-titrée anglais

Au royaume de Takicardie, le roi Charles Cinq-et-trois-font-huit-et-huit-font-seize tyrannise ses sujets.  Le despote prétentieux est amoureux d’une bergère qui lui préfère « un petit ramoneur de rien du tout ». Pour échapper au regard bigleux du petit roi, les deux amoureux se réfugient dans la ville basse. Bijoux de poésie grâce aux dialogues de Prévert, ce film est aussi un véritable manifeste en faveur de la liberté.

« Attention ! Attention ! Il est exactement six heures vingt-cinq et trente secondes. »

Horaire : séance scolaire 9h00 - 11h00 / séance ouverte 20h45 – 22h15

 

Les Quatre Cents Coups, 1958, François Truffaut, 1h33min, Version française sous-titrée anglais

Antoine Doinel, treize ans, grandit dans une famille peu aimante. Il cherche sa place au monde entre école buissonnière, mensonge et petits larcins jusqu’à être rattrapé par l’ « Education surveillée ». Portant à l’écran la spirale tourmentée d’une adolescence turbulente, Les Quatre cents coups est le premier film de son réalisateur François Truffaut mais aussi le premier succès populaire de la « Nouvelle vague » du cinéma français. 

« Je dégrade les murs de la classe et je malmène la prosodie. »

Horaire : Séance scolaire 13h00 – 15h00 / séance ouverte 19h00 – 20h35


Le Voyage dans la lune, 1902, Georges Méliès, 16 min, film muet

Rentrée des classes, 1955, Jacques Rozier, 25 min, Version française sous-titrée anglais

Petit garçons et grands enfants se rejoignent dans ce cycle de court-métrages. S’échapper du cadre pour faire l’école buissonnière, rêvasser à la lune, balancer son cartable, construire une fusée ou une cabane en forêt. Deux films qui vous invitent à renouer avec votre enfance et celle du cinéma.   

Pas de réplique culte pour ce film muet mais une image devenue iconique, celle de la lune grimaçante, une fusée plantée dans l’œil.

 « Lâche ton cartable – pourquoi ?-- tu diras au maître qu’il est tombé dans la rivière. »

Horaires : séance scolaire 11h15 – 12h45 / séance ouverte 18h – 18h50

 

Mercredi 15 Mars : Parcours 3, Cinéma et Politique

L’année 2017 est une année marquée par des échéances majeures pour la France, terre de politique : c’est l’occasion pour la « Semaine du cinéma français » de se pencher sur le rapport du cinéma au fait politique.

L’Exercice de l’Etat, 2011, Pierre Schoeller, 1h55min, Version française sous-titrée arabe

Bertrand Saint-Jean est ministre des transports. Entre réunion de cabinet, conférence de presse, point avec la « dircom », présence requise d’urgence sur les lieux d’un accident et parades en tout genre, ce film est une plongée au plus haut de l’Etat. Bienvenue dans la course d’obstacles des couloirs de l’Elysée. 

« Tu n’es pas là pour refaire le monde. Tu es là pour reprendre les cinq points de sondage qu’on va perdre avec les gares. »
Horaires : 10h00 – 12h00 / 16h50 – 18h50

Quai d’Orsay, 2013, Bertrand Tavernier, 1h54min, Version française sous-titrée anglais

Arthur Vlaminck, jeune énarque, est embauché au Ministère des affaires étrangères pour faire « du langage ». Ecrire les discours du Ministre et se plier à toute ses lubies, même quand il s’agit de citer du Héraclite dans un texte sur la guerre du hareng. Comédie de Bertrand Tavernier, Quai d’Orsay est un vaudeville malicieux, rythmé et jubilatoire à bien des égards.

"Légitimité. Lucidité. Efficacité."

Horaires : 12h10 – 14h10 / 19h – 21h 

Ridicule, 1995, Patrice Leconte, 1h37min, version française sous-titrée anglais

Que doit-on faire pour rencontrer un roi ? Grégoire Ponceludon de Malavoy s’engage ici dans les méandres de la cour de Louis XVI à Versailles pour sauver son cher pays des Dombes d’une épidémie. Intrigues, « saillies drolatiques », vanité, verve assassine et bien sûr ridicule… Une fable cruelle et des personnages éminemment contemporains malgré leurs bas de soie. 

"On a tort de juger un homme à ses relations Monsieur. Judas avait d'excellentes fréquentations".

Horaire : 14h20 – 16h00 / 21h15 – 23h00

 

Jeudi 16 Mars : Parcours 4, Le cinéma des comédiens I

L’Institut français d’Egypte rendra hommage cette année, à l’occasion de la « Semaine du cinéma français» et au-delà, à l’art des comédiens à l’œuvre au cinéma.

La Grande Illusion, 1937, Jean Renoir, 1h57min, version française sous-titrée anglais

Allemagne, première guerre mondiale. Un groupe hétéroclite de prisonniers français tentent de s’échapper d’un camp. L'aristocrate capitaine, le contremaître Maréchal ou le banquier d'origine juive, tous les personnages frappent par leur humanité.  Pour reprendre l’analyse de son réalisateur, « La Grande Illusion, est construit sur l'idée que le monde se divise horizontalement, par affinités, et non verticalement, par frontières. ». Jean Gabin, Pierre Fresnay, Eric Von Stroheim se donnent la réplique dans ce chef d’œuvre avant-gardiste, à découvrir ou à revoir.

« Chacun mourait de sa maladie de classe s’il n’y avait la guerre pour réunir tous les microbes. »

Horaires : 12h10 – 14h10 / 19h00 – 21h00

 

A Nos Amours, 1983, Maurice Pialat, 1h42min, version française sous-titrée anglais

Suzanne, quinze ans, découvre les joies et les peines de l'amour et assiste au délitement du foyer familial. Un film majeur récompensé des César du Meilleur Film et du Meilleur Espoir Féminin pour Sandrine Bonnaire saisie dans la pureté insolente et farouche de la jeunesse.

« Les filles au lycée, les petits minets et tout, ça compte vachement pour elle. Moi ça me laisse froide».

Horaires : 14h 20– 16h05 / 21h10 – 23h00


 Pierrot le fou, 1965, Jean-Luc Godard, 1h52min, version française sous-titrée anglais

Ferdinand prend la route avec Marianne, une étudiante qu'il a aimée autrefois. Mais le voyage en amoureux tourne vite à la course-poursuite. La folle inventivité de Jean-Luc Godard donne ici l’occasion à Jean-Paul Belmondo de donner la pleine mesure d’un talent de comédie révolutionnaire, en compagnie de la formidablement moderne et belle Anna Karina. Un film-manifeste.

"Qu'est-ce que je peux faire ? J'sais pas quoi faire ! Qu'est-ce que je peux faire ? J'sais pas quoi faire ! Qu'est-ce que je peux faire ? J'sais pas quoi faire !"

Horaires : 10h00 – 12h00 /16h55 – 18h50

 

Vendredi 17 Mars : Parcours 5, Thriller à la française

Si la terre d’élection du thriller est l’Hollywood des grands studios, le cinéma français a su conquérir pour sa part, de soi-même ou en s’en inspirant, une place importante au panthéon du film noir.

La « Semaine du cinéma français » propose cette année un abord de l’histoire du thriller français.

 

Ascenseur pour l’échafaud, 1957, Louis Malle, 1h28min, version française sous-titrée anglais.

Julien Tavernier revient sur les lieux de son crime pour faire disparaître une pièce à conviction. Bloqué dans l’ascenseur à cause d’une panne de courant, un long compte à rebours se met en marche... Pourra-t-il échapper à l’échafaud ? Atmosphère morbide et sensuelle, enfermement et errance, silence et cacophonie pour un polar tout en nuances.

 "Si je n'entendais pas ta voix je serais perdu dans un pays de silence"

Horaires : 13h20 – 15h00 / 19h - 20h30

 

Les Yeux sans visage, 1960, George Franju, 1h28min, version française sous-titrée anglais.

Responsable d’un accident de voiture qui défigure affreusement sa fille, Le professeur Génessier, éminent chirurgien va tout faire pour lui rendre son visage d’antan. Amour jusqu’à l’aliénation, folie calme et pureté angoissée, Fanju entaille son film au scalpel. Un bijou d’épouvante et de poésie.

"Vingtième jour, premières ulcérations accompagnées d'un décollement du derme et de signes d'infection".

Horaires : 11h40 – 13h10 / 20h40 – 22h10

L’Assassin habite au 21, 1942, Henri-Georges Clouzot, 1h24min, version française sous-titrée anglais.

Mr Durand, voilà le nom qui terrifie Paris. L’assassin laisse sur le cadavre de chacune de ses victimes une ironique carte de visite. Une signature pied de nez qui mènera pourtant l’inspecteur Wens à découvrir que le coupable se cache parmi les clients de la pension Mimosa. Un véritable cluedo jubilatoire entre humour et cruauté.

"J'adore le brouillard ! On y trouve de tout: des femmes en détresse, des fantômes et des fous. L'aventure, l'amour et la mort". 

Horaires : 10h – 11h30 / 17h20 – 18h50/ 22h20 – 23h45

 

 

 

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